Les conflits sociaux
La « France moisie »
Une poignée d'insurgés se bat pour imposer, par la force et le chantage, ses vues rétrogrades et antidémocratiques ou conserver sa rente de situation. Bienvenue dans la politique du pire.
"Elle était là, elle est toujours là ; on la sent, peu à peu, remonter en surface : la France moisie est de retour. Elle vient de loin, elle n’a rien compris ni rien appris, son obstination résiste à toutes les leçons de l’Histoire, elle est assise une fois pour toutes dans ses préjugés viscéraux. Elle a son corps, ses mots de passe, ses habitudes, ses réflexes. Elle parle bas dans les salons, les ministères, les commissariats, les usines, à la campagne comme dans les bureaux. Elle a son catalogue de clichés qui finissent par sortir en plein jour, sa voix caractéristique. Des petites phrases arrivent, bien rancies, bien médiocres, des formules de rentier peureux se tenant au chaud d’un ressentiment borné. Il y a une bêtise française sans équivalent, laquelle, on le sait, fascinait Flaubert" écrivait Philippe Sollers en 1999 (Le Monde, 28 janvier). Avec sa fatuité légendaire, l'écrivain ne se doutait pas que cette description de la "France moisie" pouvait correspondre comme un gant à ses amis situés à la gauche de la gauche comme à lui-même, lui qui déclarait sur LCI qu'il soutenait les grévistes car il "n'aime pas la trogne" de ceux qui nous gouvernent (émission de Michel Field, 13 novembre) ! Pauvre France.


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