Raphaël Glucksmann ou le mal penser

Le meurtre de Mireille Knoll est le fait d’un « héritier des SS » selon le directeur du Nouveau Magazine Littéraire, Raphaël Glucksmann, dans un tweet daté du 26 mars 2018. Il est permis de douter que son principal suspect, Yacine Mihoub, 27 ans, mis en examen pour « homicide volontaire » à caractère antisémite, soit un grand connaisseur du nazisme.

Comme il est commode d’associer tout antisémitisme au nazisme. Monsieur Glucksmann feint d’ignorer que les SS (et leurs collabos) ont perdu la seconde guerre mondiale et n’organisent donc plus de rafles depuis plus de soixante-dix ans. Invoquer l’ancien antisémtisme, qui est passé, pour expliquer le présent, s’apparente à du révisionnisme.

Monsieur Glucksmann feint d’ignorer que l’antisémitisme qui sévit aujourd’hui dans notre pays est le fait de musulmans. « Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés – et certains torturés – parce que Juifs, par des islamistes radicaux », rappelle le collectif, auteur du manifeste contre le nouvel antisémitisme publié par Le Parisien-Aujourd’hui en France le 21 avril 2018.

Quand on se refuse de nommer les choses, quand on occulte délibérément la réalité, on n’a aucune crédibilité politique ni philosophique ni morale.