Exprimez-vous !

L’art du pitch. L’appli pour iPad, Haiku Deck, permet de raconter une histoire, d’exprimer une idée… Il suffit de récupérer des images de ses comptes Facebook, Instagram, Flickr ou encore de prendre une photo et d’ajouter son texte.

Ici, Seth Godin s’adresse à ceux qu’il appelle dans un de ses livres, les “vaches pourpres”, des misfits qui n’appartiennent pas à la culture de masse : l’auteur est convaincu depuis longtemps que les personnes qui ne sont pas comme tout le monde trouvent des clients qui ne sont pas comme tout le monde.

Cliquez sur l’image pour faire dérouler son message.

 

A vous de créer votre haiku !

    Ode aux créateurs d’entreprise

    “Ne dites pas à ma mère que j’étais un entrepreneur de gauche …elle croit que je suis devenu un salaud de riche “
    Tribune de Patrick Robin, fondateur et p-dg de l’agence 24h00
    parue dans le Huffington Post, 30 juillet 2012

    Moi entrepreneur, j’ai mis 2 ans à oser me verser mon premier salaire
    Moi entrepreneur, j’ai épuisé mes maigres économies pour investir dans mon premier projet
    Moi entrepreneur, durant plusieurs années j’étais le moins bien payé de mon entreprise
    Moi entrepreneur, il m’a fallu attendre 8 ans avant de prendre mes premières vacances
    Moi entrepreneur, je travaille 6 jours sur 7 et ne parlons pas des horaires
    Moi entrepreneur, j’ai sacrifié des amies et des amours
    Moi entrepreneur, si je dépose le bilan, je suis marqué au fer rouge
    Moi entrepreneur, si j’échoue je n’aurais pas le droit au chômage
    Moi entrepreneur, après un dîner je retourne souvent travailler
    Moi entrepreneur, je me suis souvent demandé comment j’allais faire mes échéances
    Moi entrepreneur, je ne passe pas toujours de très bonnes nuits, ni de très bonnes journées d’ailleurs
    Moi entrepreneur, en 30 ans j’ai créé une quinzaines d’entreprises et quelques 300 emplois sans doute
    Moi entrepreneur, je n’ai jamais considéré l’argent comme un moteur, et quand il y en a je l’apprécie parce qu’il me permet d’entreprendre encore et encore…
    Moi entrepreneur, je suis souvent reparti à zéro animé uniquement par la foi, l’enthousiasme et le gout de l’aventure
    Moi entrepreneur, j’ai pris chaque fois tellement de plaisir à créer, construire, partager
    Moi entrepreneur, j’ai fait des rencontres extraordinaires
    Moi entrepreneur, je crois avoir créé de la valeur pour mon pays et j’en suis assez fier
    Moi entrepreneur, sans doute coupable d’avoir « réussi », au yeux des autres tout du moins, je ne crois pas mériter d’être la cible de qui que ce soit comme si je devais avoir honte aujourd’hui d’avoir gagné de l’argent…
    Moi entrepreneur, je ne crois pas devoir être catalogué de « riche » comme s’il s’agissait d’une insulte simplement parce que j’ai la chance d’avoir cédé certaines de mes entreprises à des montants qui ont été à la hauteur des risques et des renoncements qui leurs ont permis de se développer.
    Moi entrepreneur, après avoir vendu ma première société j’ai tout réinvesti dans la suivante. Mais surtout je suis resté en France et j’étais même fier de payer mes impôts dans mon pays.
    Moi entrepreneur, depuis 15 ans j’ai investi une partie de cet argent pour aider d’autres jeunes entrepreneurs – pour ceux qui s’imaginent que l’on ne fait cela que motivé par l’appât du gain, la rentabilité moyenne de ce type d’investissement est d’environ 2% l’an avantages fiscaux inclus (Mais les projets de la prochaine loi de finance pourrait bien nous décourager à tout jamais de continuer à prendre ce genre de risques imbéciles.)
    Moi entrepreneur, je me sens persécuté, dénigré, mais aussi énervé, révolté et pour la première fois en 30 ans, découragé, démotivé… à quoi bon réussir, c’est tellement mal vu ces derniers temps.

    Patrick Robin

    PS: Nous aurions été des milliers d’entrepreneurs à pouvoir écrire ces quelques lignes. Un de mes amis, célèbre et talentueux entrepreneur lui, en réponse à la question d’un journaliste qui lui demandait s’il était de gauche ou de droite eut cet réponse juste et pleine d’ironie :
    “quand on a ma fortune et qu’on reste en France, c’est déjà etre un peu de gauche, non?”.

     

      Quelle est votre cause ?

      Simon Sinek – comment les grandes leaders inspirent l’action
      (TED Conférence, septembre 2009, 18 mn)

      “Pourquoi Apple est-elle si innovante ? Année après année après année, ils innovent plus que leurs compétiteurs. Et pourtant, ils sont juste un fabricant d’ordinateurs. Ils sont comme tous les autres. Ils ont le même accès aux mêmes talents, les mêmes agences, les mêmes consultants, les mêmes média. Alors comment se fait-il qu’ils semblent avoir quelque chose de différent ? Pourquoi Martin Luther King a mené le mouvement des droits civiques ? Il n’était pas le seul a avoir souffert dans une Amérique d’avant les droits civiques. Et il n’était sûrement pas le seul grand orateur de l’époque. Pourquoi lui ? Et comment les frères Wright ont pu découvrir le vol habité, contrôlé et motorisé alors qu’il y avait sûrement d’autres équipes qui étaient mieux qualifiées, mieux financées, et qui n’ont pas découvert le vol motorisé habité et les frères Wright les ont battus. Il y a autre chose en jeu ici.

      Il y a trois ans et demi, j’ai fait une découverte, et cette découverte a profondément changé ma vision de comment le monde marche. Et cela a même profondément changé la manière dont je me comporte. Il se trouve qu’il se dégage un modèle. Il se trouve que tous les grands leaders et organisations qui inspirent le monde, que ce soit Apple, ou Martin Luther King ou les frères Wright, pensent, agissent et communiquent tous de la même manière. Et d’une manière totalement différente à tous les autres.

      Tout ce qu’il me restait à faire était de la codifier. Et il s’agit surement de l’idée la plus simple au monde. J’appelle ça le cercle d’or : Pourquoi ? Comment ? Quoi ?
      Cette petite idée explique pourquoi certaines organisations et leaders sont capables d’inspirer où les autres échouent.

      Définissons les termes très rapidement.

      Chaque personne, chaque organisation sur la planète savent ce qu’elle fait, à 100 pour cent. Certaines savent pourquoi elles le font, que vous l’appeliez proposition de valeur différenciée ou processus propriétaire ou votre innovation brevetée.

      Mais vraiment très peu de personnes et d’organisations savent pourquoi elles font ce qu’elles font. Et par “pourquoi”, je ne veux pas dire “pour faire du profit”. C’est une conséquence. C’est toujours une conséquence. Par “pourquoi”, je veux dire : dans quel but ? Quelle est votre cause ? Quelle est votre croyance ? Pourquoi votre organisation existe-t-elle ? Pourquoi est-ce que vous vous levez le matin ? Et pourquoi ça intéresserait les autres ? “

        Renaissance d’une marque

        Kusmi Tea a survécu à la Révolution russe. La famille de Pavel Michailovitch Kousmischoff avait déménagé de Saint-Petersbourg à Paris.  La marque a failli mourir à la 3e génération. Constantin vend l’affaire créée par son grand-père au début des années 70.

        Depuis, Kusmi Tea périclitait avant qu’elle ne soit achetée par Sylvain Orebi en 2003. Rencontre improbable d’une marque russe, fondée en 1867,  avec un natif d’Egypte au passeport italien et à la culture française.
        La famille Orebi, spécialisée dans le négoce de matières premières, quitte le Caire en 1962 à cause de Nasser et débarque à Paris. Sylvain Orebi fait ses premières armes dans le pétrole et le sucre, avant de ressusciter une des plus anciennes marques de thé.

        L’interview de Sylvain Orebi
        par Edwige Chevrillon,
        Les Sagas du pouvoir,
        BFM Business, 20 juillet 2012


         

          L’homme qui croit au retail

          Son obsession ? La qualité de vie. Dans son magazine Monocle, Tyler Brûlé établit, chaque année, un classement des villes les plus agréables à vivre – Zürich arrive en tête en 2012. Dans le numéro 55, l’article “path to happiness”, décrit l’artère commerçante de rêve. Une ode à la rue où l’on aime faire ses courses, flâner, rencontrer ses amis et y vivre.

          La valeur irremplaçable du retail face au monde virtuel des réseaux sociaux

          Tyler Brûlé croit à l’importance du petit commerce indépendant. Le journaliste a d’ailleurs ouvert des magasins Monocle à Londres, New York, Tokyo et Hong-Kong, autant d’espaces où les lecteurs de son magazine peuvent se rencontrer…

          La stratégie retail de la marque média globale, Monocle

          Souvent présenté dans la presse comme un tastemaker, Tyler Brûlé a fondé les magazines Wallpaper (1996) et Monocle (2007). Il tient une chronique hebdomadaire dans le FT (Financial Times).

            Association de sens

            Sur mon vélo, l’été en pente douce, soleil et petite brise, d’une humeur guillerette, je me suis souvenue de la chanson de Thomas Fersen, “Les papillons“.


            Les papillons, les papillons, les papillons… De retour sur la terre ferme, un thé à la main, j’ai réécouté en intégralité, son album “Le jour du poisson” et je me suis repassée en boucle ces chansons :

            “Les tours d’horloge”

            “Je suis devn’nue la bonne”

             

            Album “Le jour du poisson“, Thomas Fersen, Tot Ou Tard, 1997

             

              Créons un mouvement

              Seth Godin à propos des leaders, des mouvements et des tribus
              (TED Conference, février 2009, 17 mn)

              “Les leaders sont des hérétiques qui remettent en cause le statu quo.

              Tous les leaders ont du charisme mais vous n’avez pas besoin de charisme pour devenir un leader : c’est le fait d’être un leader qui vous rend charismatique…

              Un leader :
              – remet en cause le statu quo
              – crée une culture/un langage
              – est curieux des gens
              – s’investit pour la cause et pour la tribu

              Pour mener à bien sa cause, il faut :
              – raconter une histoire
              – connecter une tribu
              – mener le mouvement
              – changer les choses

              J’aimerais vous poser trois questions :
              – Qui dérangez-vous ? Si vous ne gênez personne, vous ne changez pas le statu quo
              – Qui connectez-vous ? Les gens souhaitent pouvoir entrer en contact les uns avec les autres
              – Qui menez-vous ? Concentrez-vous sur les gens et le leadership, le changement vient de là et non de la technique.

              J’aimerais que vous fassiez quelque chose pour moi,
              – [Cela] ne prend que 24 heures –
              c’est créer un mouvement. Quelque chose qui compte.
              Commencez. Faites-le ! Nous en avons besoin”
              Seth Godin


              Référence : “Tribus, nous avons besoin de VOUS pour nous mener“, Seth Godin, Editions Diateino, 252 pages, 2010