Le vrai visage du socialisme

May 12th, 2012 — 3:01pm

Les jeunes générations se revendiquent souvent de “gauche” sans savoir ce qu’est le socialisme. Incultes et naïfs, ils n’ont pas plus conscience qu’ils adhèrent à une idéologie mortifère. Ils se prennent de passion pour des programmes politiques et des personnes qui les privent tôt ou tard de leur liberté. Car il n’existe pas de socialisme à visage humain.  Tocqueville décrit ce système comme ”une nouvelle formule de la servitude” :

” Si je ne me trompe, messieurs, le premier trait caractéristique de tous les systèmes qui portent le nom de socialisme, est un appel énergique, continu, immodéré, aux passions matérielles de l’homme.
C’est ainsi que les uns ont dit « qu’il s’agissait de réhabiliter la chair » que les autres ont dit « qu’il fallait que le travail, même le plus dur, ne fût pas seulement utile, mais agréable » que d’autres ont dit qu’il fallait « que les hommes fussent rétribués, non pas en proportion de leur mérite, mais en proportion de leurs besoins » et enfin, que le dernier des socialistes dont je veuille parler est venu vous dire ici que le but du système socialiste et, suivant lui, le but de la révolution de Février, avait été de procurer à tout le monde une consommation illimitée.
J’ai donc raison de dire, messieurs, que le trait caractéristique et général de toutes les écoles socialistes est un appel énergique et continu aux passions matérielles de l’homme.

Il y en a un second, c’est une attaque tantôt directe, tantôt indirecte, mais toujours continue, aux principes mêmes de la propriété individuelle. Depuis le premier socialiste qui disait, il y a cinquante ans, que La propriété était l’origine de tous les maux de ce monde, jusqu’à ce socialiste que nous avons entendu à cette tribune et qui, moins charitable que le premier, passant de la propriété au propriétaire, nous disait que la propriété était un vol, tous les socialistes, tous, j’ose le dire, attaquent d’une manière ou directe ou indirecte la propriété individuelle. Je ne prétends pas dire que tous l’attaquent de cette manière franche, et, permettez-moi de le dire, un peu brutale, qu’a adoptée un de nos collègues; mais je dis que tous, par des moyens plus ou moins détournés, s’ils ne la détruisent pas, la transforment, la diminuent, la gênent, la limitent, et en font autre chose que la propriété individuelle que nous connaissons et qu’on connaît depuis le commencement du monde.

Voici le troisième et dernier trait, celui qui caractérise surtout à mes yeux les socialistes de toutes les couleurs, de toutes les écoles, c’est une défiance profonde de la liberté, de la raison humaine, c’est un profond mépris pour l’individu pris en lui-même, à l’état d’homme ce qui les caractérise tous, c’est une tentative continue, variée, incessante, pour mutiler, pour écourter, pour gêner la liberté humaine de toutes les manières c’est l’idée que l’État ne doit pas seulement être le directeur de la société, mais doit être, pour ainsi dire, le maître de chaque homme que dis-je son maître, son précepteur, son pédagogue ; que, de peur de le laisser faillir, il doit se placer sans cesse à côté de lui, au-dessus de lui, autour de lui, pour le guider, le garantir, le maintenir, le retenir en un mot, c’est la confiscation, comme je le disais tout à l’heure, dans un degré plus ou moins grand, de la liberté humaine à ce point que, si, en définitive, j’avais à trouver une formule générale pour exprimer ce que m’apparaît le socialisme dans son ensemble, je dirais que c’est une nouvelle formule de la servitude.”

Alexis de Tocqueville, extrait du discours prononcé à l’Assemblée constituante contre un amendement sur le droit au travail, 12 septembre 1848

Lire l’intégralité du discours

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Un Falcon et de vrais mensonges

May 8th, 2012 — 2:34pm

Brive-la-Gaillarde-Le Bourget, 15 000 euros en Falcon 900 B… François Hollande n’a pas un train de vie bling-bling. C’est un homme « normal » à la victoire modeste en ces temps de crise. Rien à voir avec ce pauvre type de Sarkozy et ses bulles de champagne payées par le Fouquet’s le soir de sa victoire. Un Falcon donc, sinon rien… réglé par le PS s’est empressé d’expliquer son trésorier de campagne, Régis Juanico. Mais qui finance le PS ? Les impôts des Français. Même pas encore aux affaires, le nouveau pouvoir prend déjà les citoyens pour des cons.

A peine élu, le candidat « normal » renie déjà ses promesses de campagne : “Prendre le train n’est pas un devoir de candidat, c’est une façon normale de se déplacer. Y compris pour un président de la République. Le train, quand c’est possible, c’est le moyen le plus simple d’aller d’un point à un autre. Si je suis élu, je continuerai de me déplacer ainsi, je n’aurai pas besoin d’un train spécial ou d’un train blindé”, expliquait François Hollande, le 24 avril dernier, dans l’Aisne.

 François Hollande - photo : Reuters

 L’un des porte-paroles de François Hollande, Bruno Le Roux, a tenté de justifier son énième déplacement en Falcon par le fait qu’il n’y a plus de trains pour Paris après 22h30 et que le président nouvellement élu aurait mis trop de temps pour rejoindre La Bastille en voiture… C’est vrai, Tulle, c’est loin de Paris.

Personne – à commencer par le journal Libération, qui n’a pas cru bon de rapporter la polémique à ses idiots utiles de lecteurs – n’a suggéré qu’une fois ayant voté dans sa circonscription de parachuté, François Hollande avait tout le temps de remonter à Paris et d’attendre les résultats du scrutin dans son QG de campagne dans le très chic et très cher 7e arrondissement de Paris au 59 avenue de Ségur.

Non, il fallait faire des images pour la télé, être dans les symboles à défaut d’être dans la réalité, il fallait rassurer les électeurs  de gauche que le changement, c’était maintenant. La soirée électorale à Tulle n’était en fait qu’une mise en scène, un décor en carton pâte avec accordéons et bain de foule d’un candidat qui s’est lui-même présenté comme « normal » ou plutôt  qui prétend l’être… D’un candidat qui veut faire croire qu’il vient de la France profonde où la terre ne ment pas alors qu’il habite réellement dans le XVe arrondissement de Paris ! Et a grandi à Neuilly.

A peine élu, François Hollande commence sa carrière de président de la République par un mensonge grandeur nature et en direct devant 65 millions de Français.

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Le si “normal” M. Hollande

May 7th, 2012 — 3:13pm

François Hollande est un homme honnête, intègre et droit. Et surtout un grand démocrate. Il l’a prouvé à plusieurs reprises.

Lors de Congrès du PS de Reims de novembre 2008, celui qui est alors Premier secrétaire du PS  a laissé Martine Aubry bourrer les urnes et gagner alors que Ségolène Royal avait recueilli davantage de voix sur sa motion. En septembre 2009, deux journalistes d’Europe 1, Antonin André et Karim Rissouli relatent l’affaire dans le livre « Hold-ups, arnaques et trahisons ».

Il y avait déjà eu un précédent au Congrès de Brest en 1997 à en croire l’autre grand démocrate, Jean-Luc Mélenchon comme il le raconte dans une vidéo exceptionnelle (à regarder ci-dessous)  : « Un accord avec Hollande ou rien, c’est pareil. Il ne tient jamais parole ». François Hollande truque les résultats de leurs motions respectives et baisse le score réel de Mélenchon : « Cela l’a amusé de me voir humilié, fou de rage (…) Dans son cas, c’est un vice de cynique », explique l’intéressé.

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La France unie enfin !

May 7th, 2012 — 11:51am

Sarkozy battu, la France respire ! La France déchirée, la France désunie, la France bafouée… mais la France rassemblée par la grâce de François Hollande. Il aura suffit d’un 1,1 million de voix d’écart sur 46 millions d’électeurs appelés aux urnes, 51,67% contre 48,33% pour que la France bascule dans les rires et les chants… Qui peut croire de telles imbécilités ?  Des technocrates de Bruxelles à l’image du vice-président et commissaire européen chargé de la Justice, des Droits fondamentaux et de la Citoyenneté, Viviane Reding qui écrit sur Twitter : “Une France de la justice – enfin !”. Ou bien le bon peuple  de gauche présent à la Bastille, qui se réjouissait, selon les journalistes sur place, que la France allait être « rassemblée ».

Oui, avant la France était déchirée par la faute d’un homme, l’ignoble et l’odieux Sarkozy, qui montait les Français les uns contre les autres. Entre 2007 et 2012, la France était en guerre civile – la seule qui n’a pas fait de morts  – mais le bon peuple de droite et quelques hurluberlus et autres anars ne s’en sont pas aperçus… Sous sa présidence, Jacques Chirac a dû affronter les manifs violentes et spectaculaires contre le CPE et les émeutes dans les banlieues. Pas un journaliste, pas un homme politique, et donc pas un Français, petit perroquet des médias et de élites, n’a trouvé que Jacques Chirac avait monté les Français les uns contre les autres. La France de la fracture sociale était alors apaisée.


Rassemblement de Nicolas Sarkozy au Trocadéro, 1er mai 2012

Des journalistes et des politiques ont notamment reproché à Sarkozy le discours de Grenoble de juillet 2010 contre les incidents provoqués par des Roms, des propos critiquables à bien des égards (cf. mon billet), mais qui n’étaient évidemment pas des appels à la haine et à la violence. En revanche, ceux qui ont fortement critiqué ce discours ont montré leur vrai visage. En effet, les élites autoproclamées avaient peur – ou faisaient semblant d’avoir peur – que des Français, choqués par les dégradations causées à Grenoble et Saint-Aignan, puissent s’en prendre aux Roms.

La vérité, c’est que la Gauche qui dit aimer le peuple, le déteste, le méprise et en a peur : elle ne croit pas le peuple intelligent et digne. La Gauche n’a jamais eu confiance dans son jugement, c’est pourquoi la Gauche cherche à tout prix à lui dire ce qu‘il doit penser, et en l’occurrence que Sarkozy a monté les Français les uns contre les autres pendant tout son quinquennat.

La Droite croit en L’Homme, en l’individu, à son humanité, à son bon sens et à son pragmatisme. Elle n‘a pas peur de lui laisser sa liberté de penser. La Gauche n’y croit pas.

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Rappel à la Constitution française

May 7th, 2012 — 10:28am


Drapeaux à la Bastille pour l’élection de François Hollande le 6 mai 2012

CONSTITUTION FRANÇAISE

ARTICLE PREMIER.

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.

Titre premier – DE LA SOUVERAINETÉ

ARTICLE 2.

La langue de la République est le français.

L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.

L’hymne national est « La Marseillaise ».

La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

ARTICLE 3.

La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.

Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.

Lire l’intégralité de la Constitution française, 4 octobre 1958

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Merci Nicolas !

May 7th, 2012 — 10:06am

« Il y a quelque chose de beaucoup plus grand que nous, c’est notre pays, c’est notre patrie, c’est la France. Et nous devons, ce soir, penser exclusivement à la grandeur de la France et au bonheur des Français, c’est notre mission, c’est notre rôle, c’est notre idéal. » Combien de Français ont pleuré en écoutant le discours de Nicolas Sarkozy à la Mutualité le 6 mai ? Ils ne pleuraient pas tant la défaite électorale, il y en a eu avant et il y en aura d’autres après. Ces citoyens pleuraient parce qu’ils avaient le sentiment que c’était la France qui avait perdu.

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Merci Nicolas ! (suite et fin)

May 7th, 2012 — 9:11am

Nicolas Sarkozy a commis beaucoup d’erreurs, dit beaucoup de bêtises, s’est beaucoup arrangé avec la vérité, a beaucoup gesticulé et fait beaucoup de compromis, il a même souvent parlé avant de réfléchir et même parfois dépassé les limites par des insultes malvenues pour un président de la République. Sans doute, aura-t-il à s’expliquer sur plusieurs « affaires ». Et, il n’a pas engagé la réduction drastique de nos dépenses publiques, pourtant vitale pour notre pays.

Mais, Nicolas Sarlozy aura été un bien meilleur président de la République que Jacques Chirac et François Mitterrand. Il a dû affronter une crise financière et économique autrement plus longue, plus dure et plus complexe que ses prédécesseurs qui ont pu se contenter de gérer l’intendance. Tous ceux qui ont suivi ces mois difficiles depuis la faillite de Lehman Brothers aux soubresauts de la Grèce, le reconnaissent : Nicolas Sarkozy a su mobiliser l’Europe et le G20 pour éviter le chaos. Sarkozy a su prendre les décisions qui ont permis de sauver des milliers d’entreprises et d’emplois dans notre pays. Les Français n’ont pas connu le même sort que les Espagnols. Et comme l’Histoire est cruelle, les Français l’ont « remercié ».

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Gauche-droite, la différence

May 1st, 2012 — 9:36am

La Cigale, ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
“Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’Oût, foi d’animal,
Intérêt et principal. ”
La Fourmi n’est pas prêteuse :
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant.

Jean de La Fontaine, La Cigale et la Fourmi
(1621-1695)

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