Le péril jaune

Reminder

Alors qu’une partie du pays semble avoir perdu la tête, rappelons qu’Emmanuel Macron a été élu par le peuple le 7 mai 2017 pour un mandat de cinq ans.

Ceux qui réclament sa destitution ne sont pas le peuple, ce sont des séditieux.
 

L’extrême gauche en embuscade (1/2)

« Emmanuel Macron n’est pas légitime », « Emmanuel Macron n’est pas légitime »… Depuis l’élection présidentielle, l’extrême gauche distille sa petite musique comme s’il existait un troisième tour.

Effarés, les démocrates sont devant leur téléviseur, et les factieux sont dans la rue.


L’extrême gauche en embuscade (2/2)

Déjà le 6 mai 2007, une majorité d’électeurs élit Nicolas Sarkozy.

Le résultat tombe officiellement à 20h00. A 20h15, des agiteurs d’extrême-gauche crient dans les rues de Paris : « Sarko t’es foutu, le peuple est dans la rue ! »

C’est faux ! Ce jour-là, le peuple était dans l’isoloir, les factieux étaient déjà dans la rue.

 

Et les gilets jaunes inventèrent le président jetable

Après les mariages jetables, voici le président de la République jetable.
Aussitôt élu, aussitôt détesté et contesté.

Les gilets jaunes s’imaginent qu’on peut jeter les élus du peuple, la démocratie, l’Etat de droit comme un mouchoir usagé.

Ce n’est plus du « dégagisme », mais une fascination du vide.

 

Macron est agaçant (1/2)

Emmanuel Macron est beaucoup plus intelligent que la moyenne des Français.

Au lieu de les rassurer, cela énerve profondément les gilets jaunes qui chantent dans les manifs : « oh Emmanuel Macron, oh tête de con… »

A l’évidence, ils préféreraient avoir un président de la République à leur image : Jeff Tuche à l’Elysée ?

 

Macron est agaçant (2/2)

« Il nous méprise ! » répètent en chœur les gilets jaunes sur les ronds-points.

Parce qu’Emmanuel Macon parle aux Français avec franchise et sans démagogie, les gilets jaunes trouvent cela fort déplaisant et méprisant.

Ils semblent regretter le temps où les présidents les prenaient pour des cons et les caressaient dans le sens du poil…

« Les Français sont des veaux », disait De Gaulle.

 

Les gilets jaunes ne sont pas le peuple

Quand on prétend représenter le peuple, on n’affronte pas semaine après semaine les forces de l’ordre qui sont le peuple ;

Quand on prétend représenter le peuple, on ne saccage pas semaine après semaine les commerces de personnes qui sont le peuple ;

Quand on prétend représenter le peuple, on ne met pas en péril semaine après semaine l’activité d’entreprises et l’emploi de salariés qui sont le peuple ;

Quand on prétend représenter le peuple, on ne laisse pas semaine après semaine les employés municipaux, qui sont le peuple, nettoyer les rues tous les samedis soir ;

Quand on prétend représenter le peuple, on n’insulte pas et on ne menace pas semaine après semaine ses opposants qui sont le peuple ;

Quand on prétend représenter le peuple, on ne s’attaque pas semaine après semaine aux bâtiments et monuments publics qui appartiennent au peuple ;

Quand on prétend représenter le peuple, on ne remet pas en cause semaine après l’élection du président de la République et des 577 députés par le peuple.

#NotInMyName
#NotInOurName


Les gilets jaunes 
se croient persécutés

Apparemment, les Français semblent convaincus qu’Emmanuel Macron, comme ses prédécesseurs, chercherait à leur nuire.

Jamais il ne leur venu à l’esprit que Sarkozy, Hollande et Macron, par exemple, auraient aimé augmenter le Smic, laisser la retraite à 60 ans, baisser les impôts et couvrir le pays d’hôpitaux, d’écoles, d’hôtels de police et de parcs de loisirs…

Et Bizarrement ils ne l’ont pas fait. Au lieu de se demander pourquoi, les gilets jaunes continuent de vilipender les élites.


Notre ennemi, c’est l’ignorance

Les gilets jaunes voudraient se faire passer pour des victimes de la Macronie, alors qu’ils ne sont victimes que d’eux-mêmes, et en particulier de :
– leur ignorance de l’économie ;
– leur ignorance de la politique et de nos institutions ;
– leur ignorance de l’Histoire et de la société dans laquelle nous vivons ;
– leur ignorance de la complexité des enjeux internationaux.


Ce que veulent vraiment les gilets jaunes

Le beurre – une augmentation du pouvoir d’achat ;
L’argent du beurre –  gagner plus sans travailler plus ou mieux ;
Et le sourire de la crémière – une baisse des impôts et la tête de Macron !

Et pourquoi pas le soleil et des primes tous les jours aussi ?


Les gilets jaunes 
sont « has been »

Augmenter le SMIC ;
Rétablir l’ISF ;
Augmenter les dépenses publiques ;
Nationaliser les banques…

C’était exactement le programme de Mitterrand de 1981 !

Les gilets jaunes conduisent – en toute innocence – le pays dans le mur.
Et en plus ils klaxonnent !


Qui sont les gilets jaunes ?

Ils croient en des solutions simples à des problèmes complexes.


Ils l’avaient bien dit

Baisser les impôts ? C’était le programme de Jacques Chirac de 1988.
Mais les Français ont jugé qu’il était ultralibéral, alors ils ont largement voté Mitterrand…

Les chefs d’entreprise n’ont jamais été en reste pour dénoncer depuis plus de trente ans la hausse constante des charges qui pèsent sur les entreprises.
Mais les Français trouvent depuis toujours qu’on leur fait trop de « cadeaux »…

Les « riches » aussi avaient tiré la sonnette d’alarme sur les prélèvements obligatoires. L’association Contribuables associés a ainsi vu le jour en 1990.
Mais les Français pensent éternellement que les « riches » sont des « gros cons de bourgeois » qui ont volé leur argent.

Gageons que les gilets jaunes mettront trente ans de plus à comprendre qu’on ne peut pas baisser les impôts si on ne baisse pas la dépense publique…

 

There is no free lunch

Les gilets jaunes avaient le choix : opter pour une politique de maîtrise des dépenses publiques dès 1988, accepter une réforme de notre modèle social en 1995.

Les gilets jaunes ont préféré la facilité : la retraite à 60 ans et les 35 heures promis par Mitterrand en 1981 et achevés par Jospin à partir de l’an 2000 ; la taxe à 75% sur les hauts revenus de Hollande en 2012…

Tôt ou tard, on paye l’addition…

 

Faire payer les riches

Comme les gilets jaunes ont une mémoire de poisson rouge, rappelons que François Mitterrand avait promis en 1981 de « prendre l’argent là où il est ». Et « Dieu » créa l’IGF.

Résultat : plus de chômage et plus de pauvres. Moins de pouvoir d’achat. Et la création des Restaus du cœur en 1985.

Puis, François Hollande avait aussi promis de « faire payer les riches » en 2012. Et le président des « sans dents » avait rétabli le plancher de l’ISF à 800.000 euros de patrimoine et créa la taxe à 75% sur les très hauts revenus.

Résultat : plus de chômage et plus de pauvres. Près de 9 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en France en 2017, selon l’Insee. Moins de pouvoir d’achat…

Les gilets jaunes devraient se garder d’agiter les mêmes slogans simplistes qui finissent toujours pareil : les riches sont toujours plus riches, et les cons toujours plus cons.

 

Faire payer les pauvres

Chers black blocs, chers voyous, chers gilets jaunes décérébrés, chers mélenchonistes, chers lepénistes et chers cons,

Continuez à casser les agences bancaires,
Continuez à saccager les commerces,
Continuez à brûler les voitures,
Continuez à vous attaquer aux biens publics,
Continuez à profaner les cimetières,

Au final, c’est nous qui paierons l’addition. Vous compris.

 

Les gilets jaunes sont socialistes

Ils attendent tout de l’élection d’un nouveau président de la République et de l’État providence. Et à chaque fois ils sont déçus.

Alors, ils sont en colère contre les élus au lieu d’être en colère contre eux-mêmes.

Qu’attendent les gilets jaunes pour trouver un travail mieux rémunéré ?
Qu’attendent les gilets jaunes pour faire une formation afin de trouver un travail plus qualifié ?
Qu’attendent les gilets jaunes pour se mettre à leur compte ?
Qu’attendent les gilets jaunes pour aller vivre à l’étranger si la France est une dictature aux mains d’un monarque méprisant ?

 

Pas de grand débat

Les enragés ne participent pas au grand débat car ils n’auraient rien à y dire et cela se verrait.

 

Les gilets jaunes sont des sauvageons

Dans tout pays démocratique, la liberté d’expression comme celle de manifester est encadrée.

Ce n’est pas parce que les gilets jaunes ne le savent pas, ou feignent de ne pas le savoir, qu’il faut leur passer tous leurs caprices : manifestations non déclarées donc illégales ; insultes, menaces ou violences à l’égard du chef de l’Etat, d’élus, de personnes dépositaires de l’ordre public, de journalistes ou de simples opposants…

Incapables de construire l’avenir, les gilets jaunes réinventent l’anarchie et le chaos.

 

Du rififi dans la copro France

Le mouvement des gilets jaunes ressemble à une assemblée générale de copropriétaires mais avec la puissance d’une bombe nucléaire.

Tout le monde s’engueule. Plus le bon peuple est incompétent, plus il est sûr de lui et s’exprime sans gêne, profère des idées à l’emporte-pièce hors sujet et n’écoute pas ceux qui savent.

L’incompétence est érigée en vertu.

 

Gilets jaunes : combien de divisions ?


 

Pour les élites

Si je devais me faire opérer du cœur, je voudrais que ce soit le meilleur chirurgien du monde qui tienne le scalpel. Logique, non ?

Ainsi, je soutiens les meilleurs, partout, dans tous les métiers.

A part les suicidaires et les malades psychiatriques, tout le monde devrait être pour les élites.

 

Contre les fausses élites

Ils sont censés être éduqués, voire intelligents et même pour certains cultivés. Et pourtant ils nous font honte :
– Contre ces magistrats qui ont créé et alimenté le mur des cons ;
– Contre ces journalistes et ces communicants qui ont créé et alimenté la ligue du LOL ;
– Contre ces politiques qui osent se prétendre républicains et qui soufflent sur les braises de la révolution en rêvant d’une convergence des luttes ;
– Contre ces bobos parisiens qui soutiennent les gilets jaunes, mais qui se gardent bien de les fréquenter même le samedi après-midi.

 

Démocratie chérie ? Mon œil !

Ils veulent plus de démocratie, mais ils rejettent les résultats des élections au suffrage universel direct.

Ils veulent plus de démocratie, mais ils menacent et agressent ceux qui ne pensent pas comme eux.

Ils veulent plus de démocratie, mais ils s’opposent à l’indépendance des médias.

Les gilets jaunes confondent démocrature et démocratie. Ça s’écrit presque pareil mais cela n’a rien à voir.

 

Vive la violence

Aux Français (1) qui justifient la violence contre les biens et les personnes, pourquoi n’exigez-vous pas en retour qu’on puisse en toute impunité :
– détruire vos résidences et vos voitures à coup de cocktail molotov ?
– vous lyncher à coup de bottes, de barres de fer et de boules de pétanque ?

Comme disent les avocats : « ce ne serait que justice ».

(1) 21% selon un Sondage Ifop


Un faux mouvement social

Ils prétendent défendre les « pauvres » mais ils s’en prennent aux juifs ;
Ils prétendent défendre les « pauvres » mais ils s’en prennent aux personnes de couleur ;
Ils prétendent défendre les « pauvres » mais ils s’en prennent aux homosexuels ;
Ils prétendent défendre les « pauvres » mais ils s’en prennent aux journalistes ;
Ils prétendent défendre les « pauvres » mais ils s’en prennent aux élus de la République.


Quelle solidarité ?

Au lieu de s’entraider et de créer de nouvelles solidarités, au lieu de montrer qu’ils seraient capables d’inventer une société juste et apaisée, les gilets jaunes sont tout juste bons à manifester.

 

La bien-pensance à l’œuvre

Chers bobos, chers bourgeois, chers bobo-bourgeois, chers vieux socialistes et vieux syndicalistes, chers soixante-huitards,

Vous qui soutenez les gilets jaunes
parce que vous voulez payer moins d’impôts,
parce que vous avez raté votre vie
ou plus simplement parce que vous avez toujours répugné à critiquer le peuple,
les gilets jaunes vous haïssent et n’auront pas de pudeur de gazelle à vous faire la peau.

 

Contre le RIC

Oui (tapez 1) ou Non (tapez 2).

Quand on croit qu’on peut gouverner un pays à coup de RIC, c’est qu’on n’a même pas une vague idée de la complexité du monde dans lequel nous vivons.

  Le point de vue juste et brillant de Raphaël Enthoven sur le RIC


Le peuple n’est pas à la hauteur

Le jour où le peuple descendra dans la rue pour défendre l’intérêt général, il aura gagné le droit de voter.

Et les poules auront des dents.

 

Supprimons le suffrage universel

Quand on est favorable à un gouvernement mené par la raison et le savoir, on ne peut être que favorable aux élites, et donc contre le suffrage universel. Et de fait contre le pouvoir du peuple.

En effet, pourquoi demander l’avis de tous sur des sujets complexes comme la fiscalité, les institutions ou la politique sociale, par exemple ?

Le mouvement des gilets jaunes démontre par l’absurde et ad nauseam que ceux-ci ne sont pas experts sur tous ces sujets, l’intelligence consiste donc à s’en remettre à ceux qui savent. Platon avait déjà tout dit.

Autrement dit, la France n’a pas besoin de plus de démocratie, elle a surtout besoin que le peuple ait moins de pouvoir.

 

Une révolution, vraiment ?

Les gilets jaunes ont une vision bien sotte de la Révolution.

Les premiers qui ont désigné les « coupables » n’ont pas été les derniers sur l’échafaud.

 

Ils n’ont rien appris de 1789

Puisque les gilets jaunes se croient en 1789, ils devraient lire La déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen.

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. (art.1)

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. (art.2)

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui,… »(art.4)

 

Qu’est-ce que l’oppression ?

Empêcher

Bloquer

Interdire

Menacer

Contraindre

Faire régner la peur

 

Un mauvais remake

Quand j’entends certains en appeler à renverser la majorité, je ne peux m’empêcher de penser à « La ferme des animaux » de George Orwell

 

  

Nietzsche avait raison

La bêtise d’une foule est supérieure à la somme des bêtises individuelles.

 

Michel Audiard aussi avait aussi raison

« Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît ».