Une jeunesse qui joue à la révolution de 5 à 7

Il n’y a plus de manifestations en France sans casseurs. Des manifs anti-CPE de 2006 au traditionnel défilé des syndicats du 1er mai 2018 en passant par la loi travail de 2016, ils s’invitent dans les cortèges. Ils s’attaquent aux forces de l’ordre qui représentent, à leurs yeux, la violence de l’État. Ils s’en prennent aussi aux symboles du capitalisme et de la mondialisation, les banques et multinationales étants accusées de violence contre les travailleurs.

Au fond, ils cassent parce qu’ils n’ont rien à dire. Incapables de raisonner, ils répètent comme des petits perroquets les mantras de la gauche altermondialiste. Faute de culture, ils recyclent les vieilles idées communistes et marxistes en croyant qu’elles sont nouvelles. Faute d’intelligence, ils osent s’afficher avec des slogans affligeants comme « le black bloc colore nos vies » .

Les facs occupées ces derniers mois étaient couvertes de mots d’ordre tout aussi ineptes.


Au final, ceux qu’on nous présente comme des personnes qui font ou ont souvent fait de longues études – il y aurait même des doctorants dans leurs rangs  (sic) – jouent à la révolution dans les manifs. Ils croient faire peur avec des jeux de mots foireux du type « premier de cordée, premier guillotiné », mais ils sont bien trop bêtes pour être dangereux, excepté pour eux-mêmes.

    La mondialisation et la concurrence ont le vent en poupe en France

    Je ne croyais pas voir ça de mon vivant. 51% des Français considèrent désormais que la mondialisation est une chance pour la France sur le plan économique selon le 5e baromètre W&Cie Viavoice sur la marque France et l’état d’esprit collectif publié le 26 avril 2018. C’est 13 points de plus que cinq ans plus tôt.

        5e baromètre W&Cie-Viavoice sur la marque France.

    En outre, 76% des Français estiment de la même manière que l’ouverture à la concurrence des lignes de train sera « une bonne chose pour les usagers » selon un sondage Elabe réalisé pour Les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne publié le 5 avril 2018.

    Serait-ce un effet d’Internet ? Habitués à comparer les prix et donc à faire jouer la concurrence sur le web, les consommateurs Français se sont convertis à ce gros mot qu’on se doit encore de prononcer avec dégoût et horreur : « l’ultralibéralisme ».

      Raphaël Glucksmann ou le mal penser

      Le meurtre de Mireille Knoll est le fait d’un « héritier des SS » selon le directeur du Nouveau Magazine Littéraire, Raphaël Glucksmann, dans un tweet daté du 26 mars 2018. Il est permis de douter que son principal suspect, Yacine Mihoub, 27 ans, mis en examen pour « homicide volontaire » à caractère antisémite, soit un grand connaisseur du nazisme.

      Comme il est commode d’associer tout antisémitisme au nazisme. Monsieur Glucksmann feint d’ignorer que les SS (et leurs collabos) ont perdu la seconde guerre mondiale et n’organisent donc plus de rafles depuis plus de soixante-dix ans. Invoquer l’ancien antisémtisme, qui est passé, pour expliquer le présent, s’apparente à du révisionnisme.

      Monsieur Glucksmann feint d’ignorer que l’antisémitisme qui sévit aujourd’hui dans notre pays est le fait de musulmans. « Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés – et certains torturés – parce que Juifs, par des islamistes radicaux », rappelle le collectif, auteur du manifeste contre le nouvel antisémitisme publié par Le Parisien-Aujourd’hui en France le 21 avril 2018.

      Quand on se refuse de nommer les choses, quand on occulte délibérément la réalité, on n’a aucune crédibilité politique ni philosophique ni morale.