Triste sire

« Je laisse un pays, la France, dans un état bien meilleur que celui que j’ai trouvé. » François Hollande, 14 mai 2017.

Le président empêché semble avoir déjà oublié que 4% seulement des Français se disaient « satisfaits  » de son action (1) et que 14% seulement souhaitaient qu’il se représente (2) en octobre 2016.

(1) Enquête Ipsos pour le Cevipof et Le Monde publiée le 25 octobre 2016.
(2) Sondage Ifop pour le JDD publié le 16 octobre 2016.

    Un parasite… et un traître

    Officiellement, François Bayrou n’avait rien demandé pour le MoDem et pour lui-même, il faisait don de sa personne à Emmanuel Macron… pour sauver la France.

    Officiellement, il n’y avait pas eu d’accord conclu entre le MoDem et En Marche ! pour les législatives. Uniquement des exigences programmatiques avec en premier lieu le vote d’une loi de moralisation de la vie politique.

    Et voilà que le même François Bayrou explique sans aucune pudeur qu’il a négocié 25% des circonscriptions pour son parti… histoire de pouvoir constituer un groupe parlementaire à l’Assemblée pour un mouvement qui ne compte actuellement aucun député !

    Il ne manquerait plus qu’on apprenne qu’Emmanuel Macron a promis un maroquin comme le ministère de la Justice, par exemple, à ce politicard sans foi ni loi qui voici quelques mois encore soutenait Alain Juppé et menaçait de se présenter à la présidentielle si les électeurs de la primaire ne choisissaient pas son candidat…

    Comme Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou est un parasite de la politique.

    Arrivé troisième à la présidentielle en 2007, il a la prétention d’être le faiseur de rois et exige de débattre avec les deux finalistes !
    Puis, celui-ci refuse de révéler son choix pour le second tour, mais fait comprendre que ce ne sera certainement pas Nicolas Sarkozy, pourtant plus proche de ses idées que Ségolène Royal.

    En 2012, après avoir dit le plus grand mal du programme de François Hollande durant toute la campagne, il annonce qu’il va voter pour lui au second tour…
    Ensuite, il ne se prive pas de critiquer le quinquennat d’un président qu’il a lui-même souhaité faire élire.

    En 2017, il prétend qu’Emmanuel Macron a été élu grâce à lui !
    Quand on a échoué trois fois de suite à se hisser au second tour de la présidentielle, on n’est pas bien placé pour revendiquer la victoire.
    Quand on s’est permis de traiter Emmanuel Macron « d’hologramme » et de « candidat des forces de l’argent », on n’est pas bien placé non plus pour se faire passer pour un homme loyal et bienveillant.

    Emmanuel Macron doit faire cesser immédiatement le chantage exercé par François Bayrou, qui fort d’un groupe parlementaire, se prépare à être un frondeur.
    Comment tuer ce parasite dans l’œuf ? Ne donner aucun poste ministériel à son faux ami ni à sa garde rapprochée, et faire battre les candidats MoDem partout.

    Le « dégagisme » doit aller jusqu’à François Bayrou (et évidemment jusqu’à son cerveau Jean-Luc Mélenchon).

      La victoire en marchant

      Que retenir des différents documentaires et reportages qui nous plongent au cœur de la campagne d’Emmanuel Macron (1) ? L’éclosion d’un chef d’État.

      C’est la victoire d’un homme lucide. Dans son discours prononcé lors de sa démission du ministère de l’Économie le 30 août 2016, Emmanuel Macron parle des blocages « sectoriels, techniques, idéologiques et politiques ». Il explique alors qu’il a « touché du doigt les limites de notre système politique » et que « toutes ces limites ont construit notre impuissance collective ».

      C’est la victoire d’un homme déterminé. A moins de quinze jours du premier tour, Emmanuel Macron explique à son équipe qu’au final, « c’est celui qui a le plus envie qui gagne ». C’est ainsi qu’il programme trois meeting le dernier jour de campagne en sachant pertinemment que les gens ne retiendront rien de ses discours ! Il faut frapper les esprits, toujours et encore, jusqu’à la dernière minute.

      C’est la victoire d’un homme pugnace. Ainsi, Emmanuel Macron n’hésite pas à se rendre sur le site de l’usine Whirlpool le 26 avril 2017 au grand dam de son équipe de com’ qui craint pour sa sécurité. Accueilli par des sifflets et sous les huées au son de « Marine, présidente ! », il parvient à se faire entendre et à affirmer son autorité.

      C’est la victoire d’un homme positif. Lorsqu’il prend un oeuf sur la tête lors de sa visite au salon de l’agriculture le 1er mars 2017, il n’en fait pas un drame. Il dit même à son entourage qui souhaite abréger le déplacement : « Cela fait partie des risques du métier » ! Avant de reprendre le cours de sa visite et d’en rire ensuite en découvrant les images de l’incident qui sont diffusées sur Internet.

      Au fil des situations inattendues et rebondissements de campagne, Emmanuel Macron n’apparaît jamais hésitant, déstabilisé, désarmé ni fébrile. Il n’a peur de rien ni de personne. Il décide seul et vite. Un chef d’État.

       

      (1) « Les coulisses d’une victoire » (8 mai 2017, TF1), « Ainsi soit Macron » (8 mai 2017, France 3), « En marche vers l’Élysée » (11 mai 2017, Envoyé spécial, France 2).

        Notre ennemi, c’est l’immobilisme

        Notre ennemi le 7 mai, et pour les cinq ans qui viennent, ce n’est pas Marine Le Pen ni le FN.

        Notre ennemi, c’est l’immobilisme dans lequel Jean-Luc Mélenchon, veut entraîner Emmanuel Macron en lui demandant de retirer sa réforme du code du travail.

        Jean-Luc Mélenchon et ses affidés rêvent d’un président de l’immobilisme, car ils pourront apparaître comme des révolutionnaires intelligents, alors qu’ils ne feront que mener des luttes sociales imbéciles (comme avec la loi El Khomri), contre les intérêts du peuple.

        Jean-Luc Mélenchon et ses affidés rêvent du Mitterrand du ni-ni de 1988, du Chirac de la fracture sociale de 1995… Deux présidents qui ont entraîné la France vers le fond… et ont fait exploser les actions de leur petite boutique démago-populiste…

        Or l’immobilisme, c’est affaiblir notre économie ;
        L’immobilisme, c’est le chômage de masse ;
        L’immobilisme, c’est la pauvreté ;
        L’immobilisme, c’est l’agonie de la mobilité sociale ;
        L’immobilisme, c’est la déshérence des quartiers et des territoires ruraux ;
        L’immobilisme, c’est l’explosion de la violence ;
        L’immobilisme, c’est la mort lente d’une nation à laquelle nous assistons.

        Alors le 7 mai, ne votons pas contre le FN, ne votons pas contre Marine Le Pen, mais pour le changement, pour la réforme, pour la modernisation de l’État.
        Votons pour la France.

        #JeVoteMacron

          Marine Le Pen ne veut pas gagner

          Voici quelques mois, un journaliste expliquait aux béotiens que nous sommes qu’il ne fallait surtout pas que Emmanuel Macron se retrouve au second tour. La raison avancée ? Son inexpérience politique. Marine Le Pen ne ferait qu’une bouchée du candidat débutant. Ce serait la berezina assurée.

          C’est en réalité la candidate soutenue par le FN qui n’a pas fait le poids. Pire, elle a dézingué en quelques minutes tout ce qu’elle avait construit durant des années pour normaliser son parti et acquérir une stature présidentielle.
          Étrangement, c’est alors qu’elle est aux portes du pouvoir qu’elle ruine tous ses efforts avec une stratégie de débat incroyablement grossière et stupide.

          Alors qu’elle aurait pu dérouler son programme, en particulier sur la sortie de l’euro qui est la colonne vertébrale de son projet. Elle aurait pu expliquer, comme elle l’avait fait lors du précédent débat, que pour retrouver de la compétitivité économique, il n’y a que trois possibilités : renoncer à notre protection sociale (qui permet de baisser les charges), réduire les salaires ou dévaluer sa monnaie nationale… comme l’avait fait Mitterrand au début des années 80.

          Mais à quelques jours de l’heure de vérité, Marine Le Pen a été prise d’un vertige. Consciente qu’elle n’a ni la carrure ni le programme pour redresser la France, elle s’est inconsciemment sabordée pour annihiler définitivement ses maigres chances de gagner le 7 mai.

          En réalité, Marine Le Pen ne veut pas être présidente de la République et vivre pendant cinq ans un chemin de croix. Elle préfère rester à sa place, dans le confort et la facilité de l’opposition : commenter l’action de l’exécutif et faire croire qu’elle ferait bien mieux. Comme Mélenchon.