Plenel-Bourdin, un numéro de fake news

Edwy Plenel (Mediapart) et Jean-Jacques Bourdin (RMC) ont ouvert la boîte à baffes, et ont gravement mis à mal la profession le 15 avril 2018. Pourquoi ? Un journaliste répond à une charte de déontologie, il ne doit en aucun cas se servir des médias pour désinformer les citoyens (1). C’est pourtant ce que ce duo n’a cessé de faire durant tout l’entretien avec le président de la République.

Par exemple, les deux compères ont délibérément alimenté la confusion entre « optimisation fiscale » et « fraude fiscale », la première est légale, l’autre non. La nuance est de taille. Et pourquoi réduire la fraude fiscale à l’évasion fiscale ? Et pourquoi ne pas s’alarmer aussi de la fraude sociale ? Quand on s’arroge en procureur, on se doit de dénoncer toutes les fraudes et toutes ses formes, et ne pas viser uniquement quelques entreprises et particuliers, donnant ainsi l’impression que le but de leur manoeuvre n’est pas de lutter contre la fraude de contribuables français, mais uniquement de couper les têtes qui dépassent : Kering.

Parler comme Bourdin « d’acte de guerre » pour qualifier les frappes de la France contre la Syrie en représailles d’attaques à l’arme chimique, était aussi très loin de la réalité. La France n’est pas entrée en conflit armé contre le régime de Damas. De son côté, Plenel qui a toujours considéré que ce sont ses propres règles qui prévalent (fraude fiscale de Mediapart à la TVA) et pas celles de la République, a expliqué qu’il n’était pas normal que le chef de l’Etat ait décidé seul de frapper la Syrie comme si ce dernier avait enfreint nos institutions, alors que la Constitution lui en donne le plein droit.

Et il y a eu aussi les insinuations de Plenel destinées certainement à faire bouillir le bon peuple : « votre ami Bernard Arnault » pour qualifier l’homme le plus riche de France. Pire, celui-ci a osé remettre en cause la légitimité démocratique d’Emmanuel Macron. Reprenant les arguments de La France insoumise, celui-ci a expliqué qu’il avait été mal élu puisque seulement 18% des inscrits ont voté pour lui au premier tour de la présidentielle. Est-ce que ce même Plenel a remis en cause la légitimité des précédents présidents de la République dont certains ont été plus « mal élus » que Macron ? Non. Et si Macron n’est pas légitime a être président de la République de la France, quel autre candidat le serait davantage que lui ? Celle qui est arrivée deuxième au premier et au second tour, celui qui était 3e, ou le 4e ? Plenel ne réfléchit pas plus loin que le bout de son nez.

Le duo a été tellement ridicule qu’il s’est fait reprendre maintes fois par le président de la République qui a eu la partie facile tellement Plenel et Bourdin ont tendu le bâton pour se faire battre. Ce qui leur valu cette Une de Charlie Hebdo signée Riss.

Force est de reconnaître que Edwy Plenel avait gardé le meilleur pour la fin. Il a invoqué l’Etat de droit pour défendre l’accueil des migrants en France, mais a vite renoncé à ce même Etat de droit pour défendre l’occupation illégale du domaine public à Notre-Dame des Landes. La contradiction était flagrante. Elle n’a pas gêné le moins du monde celui qui s’est toujours présenté comme une haute conscience politique et morale, et qui n’est qu’un petit procureur qui juge à la tête du client.

Ce n’est hélas pas la première fois que Mediapart et leurs amis dévoilent leur vrai visage : être impitoyable avec ceux qu’ils combattent et qui sont coupables par définition – le pouvoir, les riches, les patrons… ; fermer les yeux sur les exactions, crimes et délits commis par les intellectuels de gauche, les militants, les syndicalistes et les pauvres… qui sont innocents par définition. Et ce sont évidemment Edwy Plenel et ses collaborateurs qui jugent et font tomber le verdict comme la lame sur le guillotiné.

Quand on veut faire régner l’arbitraire dans le pays, on ne se cache pas derrière l’Etat de droit quand cela vous arrange et on ne le jette pas aux oubliettes quand il devient gênant. On assume son goût pour les idéologies mortifères et ses abominations.

Certes, ces hommes ont le droit de s’exprimer et même de donner leur opinion, cela s’appelle la liberté d’expression, mais ils n’ont pas le droit de le faire en qualité de journaliste c’est-à-dire en faisant croire qu’ils informent les citoyens quand ils font exactement le contraire. Qu’on leur enlève leur carte de presse.

 

(1) Extrait de la charte de déontologie : « un journaliste digne de ce nom : (…) tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles ».

 

    Triste sire

    « Je laisse un pays, la France, dans un état bien meilleur que celui que j’ai trouvé. » François Hollande, 14 mai 2017.

    Le président empêché semble avoir déjà oublié que 4% seulement des Français se disaient « satisfaits  » de son action (1) et que 14% seulement souhaitaient qu’il se représente (2) en octobre 2016.

    (1) Enquête Ipsos pour le Cevipof et Le Monde publiée le 25 octobre 2016.
    (2) Sondage Ifop pour le JDD publié le 16 octobre 2016.

      Un parasite… et un traître

      Officiellement, François Bayrou n’avait rien demandé pour le MoDem et pour lui-même, il faisait don de sa personne à Emmanuel Macron… pour sauver la France.

      Officiellement, il n’y avait pas eu d’accord conclu entre le MoDem et En Marche ! pour les législatives. Uniquement des exigences programmatiques avec en premier lieu le vote d’une loi de moralisation de la vie politique.

      Et voilà que le même François Bayrou explique sans aucune pudeur qu’il a négocié 25% des circonscriptions pour son parti… histoire de pouvoir constituer un groupe parlementaire à l’Assemblée pour un mouvement qui ne compte actuellement aucun député !

      Il ne manquerait plus qu’on apprenne qu’Emmanuel Macron a promis un maroquin comme le ministère de la Justice, par exemple, à ce politicard sans foi ni loi qui voici quelques mois encore soutenait Alain Juppé et menaçait de se présenter à la présidentielle si les électeurs de la primaire ne choisissaient pas son candidat…

      Comme Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou est un parasite de la politique.

      Arrivé troisième à la présidentielle en 2007, il a la prétention d’être le faiseur de rois et exige de débattre avec les deux finalistes !
      Puis, celui-ci refuse de révéler son choix pour le second tour, mais fait comprendre que ce ne sera certainement pas Nicolas Sarkozy, pourtant plus proche de ses idées que Ségolène Royal.

      En 2012, après avoir dit le plus grand mal du programme de François Hollande durant toute la campagne, il annonce qu’il va voter pour lui au second tour…
      Ensuite, il ne se prive pas de critiquer le quinquennat d’un président qu’il a lui-même souhaité faire élire.

      En 2017, il prétend qu’Emmanuel Macron a été élu grâce à lui !
      Quand on a échoué trois fois de suite à se hisser au second tour de la présidentielle, on n’est pas bien placé pour revendiquer la victoire.
      Quand on s’est permis de traiter Emmanuel Macron « d’hologramme » et de « candidat des forces de l’argent », on n’est pas bien placé non plus pour se faire passer pour un homme loyal et bienveillant.

      Emmanuel Macron doit faire cesser immédiatement le chantage exercé par François Bayrou, qui fort d’un groupe parlementaire, se prépare à être un frondeur.
      Comment tuer ce parasite dans l’œuf ? Ne donner aucun poste ministériel à son faux ami ni à sa garde rapprochée, et faire battre les candidats MoDem partout.

      Le « dégagisme » doit aller jusqu’à François Bayrou (et évidemment jusqu’à son cerveau Jean-Luc Mélenchon).

        La victoire en marchant

        Que retenir des différents documentaires et reportages qui nous plongent au cœur de la campagne d’Emmanuel Macron (1) ? L’éclosion d’un chef d’État.

        C’est la victoire d’un homme lucide. Dans son discours prononcé lors de sa démission du ministère de l’Économie le 30 août 2016, Emmanuel Macron parle des blocages « sectoriels, techniques, idéologiques et politiques ». Il explique alors qu’il a « touché du doigt les limites de notre système politique » et que « toutes ces limites ont construit notre impuissance collective ».

        C’est la victoire d’un homme déterminé. A moins de quinze jours du premier tour, Emmanuel Macron explique à son équipe qu’au final, « c’est celui qui a le plus envie qui gagne ». C’est ainsi qu’il programme trois meeting le dernier jour de campagne en sachant pertinemment que les gens ne retiendront rien de ses discours ! Il faut frapper les esprits, toujours et encore, jusqu’à la dernière minute.

        C’est la victoire d’un homme pugnace. Ainsi, Emmanuel Macron n’hésite pas à se rendre sur le site de l’usine Whirlpool le 26 avril 2017 au grand dam de son équipe de com’ qui craint pour sa sécurité. Accueilli par des sifflets et sous les huées au son de « Marine, présidente ! », il parvient à se faire entendre et à affirmer son autorité.

        C’est la victoire d’un homme positif. Lorsqu’il prend un oeuf sur la tête lors de sa visite au salon de l’agriculture le 1er mars 2017, il n’en fait pas un drame. Il dit même à son entourage qui souhaite abréger le déplacement : « Cela fait partie des risques du métier » ! Avant de reprendre le cours de sa visite et d’en rire ensuite en découvrant les images de l’incident qui sont diffusées sur Internet.

        Au fil des situations inattendues et rebondissements de campagne, Emmanuel Macron n’apparaît jamais hésitant, déstabilisé, désarmé ni fébrile. Il n’a peur de rien ni de personne. Il décide seul et vite. Un chef d’État.

         

        (1) « Les coulisses d’une victoire » (8 mai 2017, TF1), « Ainsi soit Macron » (8 mai 2017, France 3), « En marche vers l’Élysée » (11 mai 2017, Envoyé spécial, France 2).

          Notre ennemi, c’est l’immobilisme

          Notre ennemi le 7 mai, et pour les cinq ans qui viennent, ce n’est pas Marine Le Pen ni le FN.

          Notre ennemi, c’est l’immobilisme dans lequel Jean-Luc Mélenchon, veut entraîner Emmanuel Macron en lui demandant de retirer sa réforme du code du travail.

          Jean-Luc Mélenchon et ses affidés rêvent d’un président de l’immobilisme, car ils pourront apparaître comme des révolutionnaires intelligents, alors qu’ils ne feront que mener des luttes sociales imbéciles (comme avec la loi El Khomri), contre les intérêts du peuple.

          Jean-Luc Mélenchon et ses affidés rêvent du Mitterrand du ni-ni de 1988, du Chirac de la fracture sociale de 1995… Deux présidents qui ont entraîné la France vers le fond… et ont fait exploser les actions de leur petite boutique démago-populiste…

          Or l’immobilisme, c’est affaiblir notre économie ;
          L’immobilisme, c’est le chômage de masse ;
          L’immobilisme, c’est la pauvreté ;
          L’immobilisme, c’est l’agonie de la mobilité sociale ;
          L’immobilisme, c’est la déshérence des quartiers et des territoires ruraux ;
          L’immobilisme, c’est l’explosion de la violence ;
          L’immobilisme, c’est la mort lente d’une nation à laquelle nous assistons.

          Alors le 7 mai, ne votons pas contre le FN, ne votons pas contre Marine Le Pen, mais pour le changement, pour la réforme, pour la modernisation de l’État.
          Votons pour la France.

          #JeVoteMacron