Triste sire

« Je laisse un pays, la France, dans un état bien meilleur que celui que j’ai trouvé. » François Hollande, 14 mai 2017.

Le président empêché semble avoir déjà oublié que 4% seulement des Français se disaient « satisfaits  » de son action (1) et que 14% seulement souhaitaient qu’il se représente (2) en octobre 2016.

(1) Enquête Ipsos pour le Cevipof et Le Monde publiée le 25 octobre 2016.
(2) Sondage Ifop pour le JDD publié le 16 octobre 2016.

Un parasite… et un traître

Officiellement, François Bayrou n’avait rien demandé pour le MoDem et pour lui-même, il faisait don de sa personne à Emmanuel Macron… pour sauver la France.

Officiellement, il n’y avait pas eu d’accord conclu entre le MoDem et En Marche ! pour les législatives. Uniquement des exigences programmatiques avec en premier lieu le vote d’une loi de moralisation de la vie politique.

Et voilà que le même François Bayrou explique sans aucune pudeur qu’il a négocié 25% des circonscriptions pour son parti… histoire de pouvoir constituer un groupe parlementaire à l’Assemblée pour un mouvement qui ne compte actuellement aucun député !

Il ne manquerait plus qu’on apprenne qu’Emmanuel Macron a promis un maroquin comme le ministère de la Justice, par exemple, à ce politicard sans foi ni loi qui voici quelques mois encore soutenait Alain Juppé et menaçait de se présenter à la présidentielle si les électeurs de la primaire ne choisissaient pas son candidat…

Comme Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou est un parasite de la politique.

Arrivé troisième à la présidentielle en 2007, il a la prétention d’être le faiseur de rois et exige de débattre avec les deux finalistes !
Puis, celui-ci refuse de révéler son choix pour le second tour, mais fait comprendre que ce ne sera certainement pas Nicolas Sarkozy, pourtant plus proche de ses idées que Ségolène Royal.

En 2012, après avoir dit le plus grand mal du programme de François Hollande durant toute la campagne, il annonce qu’il va voter pour lui au second tour…
Ensuite, il ne se prive pas de critiquer le quinquennat d’un président qu’il a lui-même souhaité faire élire.

En 2017, il prétend qu’Emmanuel Macron a été élu grâce à lui !
Quand on a échoué trois fois de suite à se hisser au second tour de la présidentielle, on n’est pas bien placé pour revendiquer la victoire.
Quand on s’est permis de traiter Emmanuel Macron « d’hologramme » et de « candidat des forces de l’argent », on n’est pas bien placé non plus pour se faire passer pour un homme loyal et bienveillant.

Emmanuel Macron doit faire cesser immédiatement le chantage exercé par François Bayrou, qui fort d’un groupe parlementaire, se prépare à être un frondeur.
Comment tuer ce parasite dans l’œuf ? Ne donner aucun poste ministériel à son faux ami ni à sa garde rapprochée, et faire battre les candidats MoDem partout.

Le « dégagisme » doit aller jusqu’à François Bayrou (et évidemment jusqu’à son cerveau Jean-Luc Mélenchon).

La victoire en marchant

Que retenir des différents documentaires et reportages qui nous plongent au cœur de la campagne d’Emmanuel Macron (1) ? L’éclosion d’un chef d’État.

C’est la victoire d’un homme lucide. Dans son discours prononcé lors de sa démission du ministère de l’Économie le 30 août 2016, Emmanuel Macron parle des blocages « sectoriels, techniques, idéologiques et politiques ». Il explique alors qu’il a « touché du doigt les limites de notre système politique » et que « toutes ces limites ont construit notre impuissance collective ».

C’est la victoire d’un homme déterminé. A moins de quinze jours du premier tour, Emmanuel Macron explique à son équipe qu’au final, « c’est celui qui a le plus envie qui gagne ». C’est ainsi qu’il programme trois meeting le dernier jour de campagne en sachant pertinemment que les gens ne retiendront rien de ses discours ! Il faut frapper les esprits, toujours et encore, jusqu’à la dernière minute.

C’est la victoire d’un homme pugnace. Ainsi, Emmanuel Macron n’hésite pas à se rendre sur le site de l’usine Whirlpool le 26 avril 2017 au grand dam de son équipe de com’ qui craint pour sa sécurité. Accueilli par des sifflets et sous les huées au son de « Marine, présidente ! », il parvient à se faire entendre et à affirmer son autorité.

C’est la victoire d’un homme positif. Lorsqu’il prend un oeuf sur la tête lors de sa visite au salon de l’agriculture le 1er mars 2017, il n’en fait pas un drame. Il dit même à son entourage qui souhaite abréger le déplacement : « Cela fait partie des risques du métier » ! Avant de reprendre le cours de sa visite et d’en rire ensuite en découvrant les images de l’incident qui sont diffusées sur Internet.

Au fil des situations inattendues et rebondissements de campagne, Emmanuel Macron n’apparaît jamais hésitant, déstabilisé, désarmé ni fébrile. Il n’a peur de rien ni de personne. Il décide seul et vite. Un chef d’État.

 

(1) « Les coulisses d’une victoire » (8 mai 2017, TF1), « Ainsi soit Macron » (8 mai 2017, France 3), « En marche vers l’Élysée » (11 mai 2017, Envoyé spécial, France 2).

Notre ennemi, c’est l’immobilisme

Notre ennemi le 7 mai, et pour les cinq ans qui viennent, ce n’est pas Marine Le Pen ni le FN.

Notre ennemi, c’est l’immobilisme dans lequel Jean-Luc Mélenchon, veut entraîner Emmanuel Macron en lui demandant de retirer sa réforme du code du travail.

Jean-Luc Mélenchon et ses affidés rêvent d’un président de l’immobilisme, car ils pourront apparaître comme des révolutionnaires intelligents, alors qu’ils ne feront que mener des luttes sociales imbéciles (comme avec la loi El Khomri), contre les intérêts du peuple.

Jean-Luc Mélenchon et ses affidés rêvent du Mitterrand du ni-ni de 1988, du Chirac de la fracture sociale de 1995… Deux présidents qui ont entraîné la France vers le fond… et ont fait exploser les actions de leur petite boutique démago-populiste…

Or l’immobilisme, c’est affaiblir notre économie ;
L’immobilisme, c’est le chômage de masse ;
L’immobilisme, c’est la pauvreté ;
L’immobilisme, c’est l’agonie de la mobilité sociale ;
L’immobilisme, c’est la déshérence des quartiers et des territoires ruraux ;
L’immobilisme, c’est l’explosion de la violence ;
L’immobilisme, c’est la mort lente d’une nation à laquelle nous assistons.

Alors le 7 mai, ne votons pas contre le FN, ne votons pas contre Marine Le Pen, mais pour le changement, pour la réforme, pour la modernisation de l’État.
Votons pour la France.

#JeVoteMacron

Marine Le Pen ne veut pas gagner

Voici quelques mois, un journaliste expliquait aux béotiens que nous sommes qu’il ne fallait surtout pas que Emmanuel Macron se retrouve au second tour. La raison avancée ? Son inexpérience politique. Marine Le Pen ne ferait qu’une bouchée du candidat débutant. Ce serait la berezina assurée.

C’est en réalité la candidate soutenue par le FN qui n’a pas fait le poids. Pire, elle a dézingué en quelques minutes tout ce qu’elle avait construit durant des années pour normaliser son parti et acquérir une stature présidentielle.
Étrangement, c’est alors qu’elle est aux portes du pouvoir qu’elle ruine tous ses efforts avec une stratégie de débat incroyablement grossière et stupide.

Alors qu’elle aurait pu dérouler son programme, en particulier sur la sortie de l’euro qui est la colonne vertébrale de son projet. Elle aurait pu expliquer, comme elle l’avait fait lors du précédent débat, que pour retrouver de la compétitivité économique, il n’y a que trois possibilités : renoncer à notre protection sociale (qui permet de baisser les charges), réduire les salaires ou dévaluer sa monnaie nationale… comme l’avait fait Mitterrand au début des années 80.

Mais à quelques jours de l’heure de vérité, Marine Le Pen a été prise d’un vertige. Consciente qu’elle n’a ni la carrure ni le programme pour redresser la France, elle s’est inconsciemment sabordée pour annihiler définitivement ses maigres chances de gagner le 7 mai.

En réalité, Marine Le Pen ne veut pas être présidente de la République et vivre pendant cinq ans un chemin de croix. Elle préfère rester à sa place, dans le confort et la facilité de l’opposition : commenter l’action de l’exécutif et faire croire qu’elle ferait bien mieux. Comme Mélenchon.

Ils ne l’ont pas vu venir

Les politiques, les médias, les hommes de sondages et les experts auto-proclamés… Tous n’avaient vu en lui qu’un freluquet. Un histrion.

Lorsqu’Emmanuel Macron lance En Marche ! le 6 avril 2016 à Amiens, beaucoup prédisent que l’aventure ne passera pas l’été. Le petit milieu parisien ricane. Un mouvement qui sera « ni de droite ni de gauche », ce n’est pas possible !

Agacé, le monarque Hollande déclare, le 14 juillet, « Il sait ce qu’il me doit » en réaction à l’impétrant qui deux jours plus tôt à rempli la Mutu… et a fait un pas de plus vers une candidature hors des sacro-saintes primaires.

De la fête de Jeanne d’Arc au Puy-du-fou, chacune de ses sorties médiatiques divertit les commentateurs politiques. Hollande lui-même ne flaire pas le danger.

Puis, le ministre de l’Économie quitte le gouvernement le 30 août et finit par annoncer officiellement sa candidature à la présidentielle le 16 novembre. Les observateurs politiques le comparent alors à Lecanuet voire à JJSS.

Le même message est répété  en boucle : il n’a jamais été élu. Il n’a pas de parti, ni de troupes. Il serait même seul. Macron ? Un illuminé.

Il peut au mieux espérer faire de la figuration intelligente dans cette présidentielle qui ne manquera pas de choisir l’heureux élu parmi ceux qui crapahutent depuis des lustres pour devenir calife à la place du calife. Car il en a toujours été ainsi…

Emmanuel Macron arrive en tête le 23 avril, un peu plus d’un an seulement après le lancement d’En Marche ! dans sa ville natale. Bref, à Paris, ils n’avaient rien compris.

Il avaient sous-estimé son intelligence, sa détermination, sa capacité à bien s’entourer, à fédérer autour de lui des fidèles et à entraîner dans son sillage des centaines de milliers de citoyens.

Ils avaient aussi sous-estimé le facteur chance : Fillon plutôt que Juppé, Hamon plutôt que Valls, le renoncement de Bayrou… Tous ceux qui voulaient bouter le Macron hors de leur terrain de jeu lui ont servi l’Élysée sur un plateau d’argent.

Surtout, ils n’avaient pas compris – contrairement à Emmanuel Macron – que nous avions changé de cycle politique. Pourtant, les Français avaient prévenu : 84% ne voulaient pas d’un duel Hollande-Sarkozy ni d’un ersatz de ce tandem. L’Histoire ne bégaie pas éternellement.

Ils n’avaient pas compris que les Français étaient prêts à donner les clés du pouvoir à un quasi inconnu de moins de 40 ans, qui n’était pas lesté par les combats de coq, les courants des partis, les idéologies moisies et les affaires.

En 2017, les Français ont mis en œuvre le « dégagisme ». Emmanuel Macron a su habilement être au bon endroit au bon moment pour prendre la place. Toute la place.

Cachez ce vote FN que je ne saurais voir

Les idéologues de La France insoumise n’aiment pas la démocratie et encore moins l’opinion de leurs militants. Pouvait-on s’attendre à mieux du « lider maximo » français ? Sans doute pas.

Ainsi, ils ont organisé une vraie fausse consultation (1) sur leurs intentions de vote au second tour, mais le choix Marine Le Pen n’était pas « une option », a expliqué le mouvement de Jean-Luc Mélenchon en raison de « l’attachement profond de La France insoumise aux principes d’égalité, de liberté et de fraternité ».

C’est sans doute animés par ces principes qu’entre 17 % et 19% d’entre eux s’apprêtent à voter pour Marine Le Pen au second tour, selon les derniers sondages (2).

Et bien sûr, il n’existe aucune porosité entre les deux programmes…
Ni Le Pen, ni Mélenchon, ni Lepenenchon.

 

(1) Sur les 243.128 suffrages exprimés (sur 430.00 consultés) : 
36,12%, se prononcent pour un vote blanc ou nul ; 
34,83%, pour un vote Emmanuel Macron ; 
29,05% en faveur d'une abstention.
(2) 17% selon le sondage Kanter Sofres-OnePoint pour le Figaro et LCI 
publié le 2 mai 2017 ; 19% selon le Sondage Odoxa-Le Point publié 
le 28 avril 2017.

Mélenchon et ses électeurs

Le 23 avril 2017, un peu plus de 7 millions de Français – soit près de 1 suffrage exprimé sur 5 – ont donné leur voix à Jean-Luc Mélenchon, le défenseur des opprimés, de la veuve et de l’orphelin… mais surtout des révolutionnaires.

Cinq mois plus tôt, Jean-Luc Mélenchon rendait un hommage larmoyant à Fidel Castro, ce « serviteur de la liberté » (sic).

« Alors que d’autres pays de la région ont cherché à tourner la page de régimes autoritaires, Cuba a continué sous l’impulsion de Fidel Castro à réprimer pratiquement tous les droits civils et politiques, a déclaré José Miguel Vivanco, directeur de la division Amériques d’Human Rights Watch le 26 novembre 2016 lors de l’annonce de son décès. La manière draconienne dont Castro a dirigé son pays et les sévères punitions infligées aux dissidents lui ont permis d’enraciner ce système répressif au cours de plusieurs décennies. »

Les électeurs de Mélenchon auront été les « idiots utiles » de cette élection : des femmes et des des hommes dénués de toute conscience politique au service d’un homme qui prend le masque du libérateur pour mieux se rêver en dictateur.

Un choix facile

Si vous considérez que la gauche et la droite de gouvernement ont échoué ces trente-six dernières années,
Si vous estimez que les extrêmes portent un programme irréaliste et dangereux…
Alors vous êtes mûr pour voter Macron.

Fidèle à mes idées

Dans la conclusion de mon pamphlet « Panorama de la pensée unique » écrit en 2003, j’écrivais que « le salut de la France ne peut pas venir des hommes politiques » (…) « le salut de la France ne peut venir que des Français eux-mêmes »…

Cela fait 14 ans que j’attends qu’un Homme qui n’est pas issu de la classe politique, prenne le pouvoir pour appliquer la politique que les politiciens n’ont pas eu le courage de mener.

#jevotemacron

Cinq bonnes raisons de voter Macron

Emmanuel Macron propose une véritable alternance par rapport aux politiques conduites par la droite et la gauche de gouvernement.
Il ne s’agit pas de poursuivre une trajectoire qui a échoué : hausse des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques ; inflation législative et administrative ;  traitement social du chômage et emplois jeunes ; école de la République à deux vitesses ; inégalités d’accès à la formation professionnelle et dans le calcul de la retraite…

Emmanuel Macron propose une programme économique et social pragmatique.
Il s’inspire de politiques qui ont donné des résultats ailleurs comme la « flexisécurité » et la retraite à points, la négociation sociale au niveau de la branche et/ou de l’entreprise…

Emmanuel Macron propose un programme équilibré.
D’un côté, la libération de l’économie pour favoriser l’investissement, l’innovation et la création d’emplois (baisse de charges sociales et de l’IS, suppression de l’ISF sur le capital investi dans l’économie, simplification du droit du travail…) ; de l’autre, la protection des individus par des droits nouveaux comme l’instauration d’un droit au chômage universel.

Emmanuel Macron propose de redonner une égalité des chances à tous.
Il prévoit un effort d’investissement sans précédent dans la formation initiale et continue, l’instauration d’emplois francs pour les jeunes issus des quartiers…

Emmanuel Macron propose de renouveler les méthodes de gouvernement et le personnel politique pour appliquer son programme.
Les candidats En Marche ! aux législatives seront pour moitié issus de la société civile. Les députés élus auront notamment pour mission d’évaluer l’action du gouvernement.

#jevotemacron

 

Macron n’a pas que des défauts

Florilège des critiques entendues.

On ne comprend pas : Emmanuel Macron dit qu’il est « ni de droite ni de gauche », et en même temps (sic) qu’il est : « et de droite et de gauche ». 
Il n’est ni de droite ni de gauche car il ne se reconnaît pas dans les partis actuels (LR, UDI, Modem, PS, RG…), c’est d’ailleurs pour cela qu’il a créé son propre mouvement, mais il puise ses idées à droite et à gauche.

Emmanuel Macron est flou pour plaire au plus grand nombre. Au final, les électeurs de gauche qui voteront pour lui seront cocus ; les électeurs de droite qui voteront pour lui seront cocus.
C’est vrai Emmanuel Macron n’apporte pas de réponse simple – voire simpliste – à des problèmes complexes.
C’est « Monsieur et en même temps » parce qu’il prend en compte toutes les dimensions d’un problème et la réalité du terrain.
Si les solutions étaient faciles à mettre en œuvre la droite et la gauche les auraient appliquées depuis de décennies.

Emmanuel Macron est un opportuniste.
Est-ce être opportuniste d’avoir compris que la gauche qui a gouverné de 2012 à 2017 allait dans le mur ?
Est-ce être opportuniste d’avoir compris que les primaires n’étaient pas le bon moyen pour désigner les meilleurs candidats à la présidentielle ?
Est-ce être opportuniste d’avoir compris comme Manuel Valls qu’il y a deux gauches irréconciables ?
Est-ce être opportuniste de constater que notre système politique droite-gauche empêche de mener une politique juste et efficace pour le pays ?

Emmanuel Macron a travaillé à la banque d’affaires Rothschild – sous-entendu on ne va quand même pas élire un banquier président de la République !
Georges Pompidou a été directeur général de la banque Rothschild… A-t-il été un mauvais président ? A-t-il été au service des puissances de l’argent ?

À 39 ans, Emmanuel Macron est trop jeune pour devenir président. 
Matteo Renzi est devenu président du conseil italien à 39 ans. À 44 ans, Justin Trudeau a été élu Premier ministre du Canada ; David Cameron, Premier ministre britannique ; José Zapatero, président du gouvernement espagnol…
Il n’y a qu’en France qu’on croit que la jeunesse est un problème.

Emmanuel Macron est trop inexpérimenté pour être chef de l’État.
En ayant été secrétaire général adjoint à l’Élysée pendant deux ans et ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique pendant deux ans, il a eu davantage d’expérience politique au plus haut niveau que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

Tous pareils…. Emmanuel Macron ne fera pas mieux que les autres.
Emmanuel Macron n’est pas « les autres » : il n’a pas fait de la politique, une profession, et encore moins une carrière.
Contrairement aux autres, il a aussi travaillé dans le privé.
Contrairement aux autres, il n’a pas passé sa vie active à gravir les échelons d’un parti au lieu de chercher des solutions pour redresser la France.
Emmanuel Macron veut présider pour agir, et non pour durer comme « les autres ».

#jevotemacron

Mélenchon, c’est retour vers le passé

Jean-Luc Mélenchon serait crédité de 20% des intentions de vote selon un sondage publié le 14 avril 2017 (1). Ainsi, si l’on prend en compte la marge d’erreur, le candidat de La France insoumise pourrait être au second tour de l’élection présidentielle face à… Marine Le Pen, Emmanuel Macron ou François Fillon.

Ses qualités de tribun sont indéniables : JLM sait raconter des histoires… ou plus exactement embobiner les Français avec de grosses ficelles. Car que propose Jean-Luc Mélenchon ? Ni plus ni moins que le grand recyclage des idéologies socialo-communistes de 1981.

Les plus jeunes électeurs, en particulier, seraient séduits. Normal, ceux-ci n’ont pas vécu la vie en rose promise par un François Mitterrand qui a conduit la France dans le mur en moins de deux ans. Alors 36 ans après, les enfants et petits-enfants du 10 mai, qui ne connaissent pas leur Histoire de France ni les mécanismes économiques, sont prêts à recommencer les mêmes bêtises.

Ainsi, le candidat de La France insoumise propose de relancer l’économie avec 173 milliards d’euros de dépenses nouvelles ; de réduire le temps de travail ; de revenir à la retraite à 60 ans ; et d’augmenter le SMIC de 20%. Bref, des solutions simplistes et démagogiques censées faire baisser le chômage et permettre à tous de vivre dignement… comme en 1981.

En effet, Mitterrand avait relancé l’économie par la dépense publique à hauteur de 1% du PIB ; réduit le temps de travail avec la généralisation de la cinquième semaine de congés payés et en fixant la durée hebdomadaire du travail à 39 heures/semaine (Jospin a fini le travail en passant de 39 à 35 heures) ; ramené l’âge de départ à la retraite de 65 à 60 ans ; et augmenté le SMIC de 10% dès le mois de juillet 1981.

Avec quel résultat pour la justice sociale ? Augmentation du nombre de chômeurs de plus de 700.000 en cinq ans, inflation à deux chiffres et trois dévaluations du franc en deux ans avec pour conséquence une baisse du pouvoir d’achat des Français, et au bout du compte la naissance d’une nouvelle « classe sociale », les « nouveaux pauvres » secourus non pas par un État providence défaillant, mais par une association, les Restaurants du cœur.

« Allez, viennent les jours heureux et le goût du bonheur », conclut le démago-populiste dans son clip de campagne… Si vous avez aimé le Mitterrand de 1981, vous allez adorer le Mélenchon de 2017, c’est sûr.

(1) sondage Ipsos-Sopra Steria pour Le Monde

De Gaulle : « Je suis pour la France »

A trois semaines du premier tour de la présidentielle 2017, le porte-parole du mouvement En Marche !, Benjamin Griveaux, extirpe les propos du Général De Gaulle de 1965 qui font écho à la démarche politique d’Emmanuel Macron. Pour ceux qui sont perdus avec le « et de droite, et de gauche » et le « ni de droite ni de gauche » : « Je suis pour la France ».

Quand Fillon copie Macron

Lundi 13 mars 2017, QG du candidat de la droite et du centre. François Fillon présente son programme qu’il résume en trois objectifs : « libérer, protéger, réconcilier ».

Mercredi 8 mars 2017, QG d’En Marche ! Lors de la réunion des comités locaux parisiens, l’animateur résume la vision du candidat Emmanuel Macron : « libérer, protéger, réconcilier ».

Simple coïncidence ?

Une parodie de démocratie

Dans une démocratie, tout citoyen a parfaitement le droit – et même le devoir – d’exercer son esprit critique à l’encontre du pouvoir politique, de la Justice, des médias, des religions… mais aussi du peuple auquel il appartient.

Ce n’est pas parce que les idiots utiles voudraient réduire le débat démocratique à un robinet d’eau tiède au service de la pensée unique, que l’on doit accepter cette défaite de la pensée.

Une justice malade

Ceux qui « font confiance à la justice de notre pays », n’ont visiblement jamais eu affaire à ladite justice.

« Des petits Outreau, il y en a tous les jours. Outreau, c’est le catalogue de toutes les mauvaises habitudes d’une justice ordinaire », explique Corinne Dreyfus-Schimdt, avocate pénaliste, dans Le Figaro du 3 juin 2015, dix ans après « l’affaire ».

« Après les 80 recommandations de la commission d’enquête parlementaire, il faut bien reconnaître qu’aujourd’hui, c’est le vide sidéral. Rien n’a réellement changé… »

Est-ce qu’une affaire Outreau pourrait arriver aujourd’hui ? « Malheureusement, oui. »

Que proposent les candidats à la présidentielle pour éviter de nouveaux Outreau ? Rien.

Juppé a tiré sur l’ambulance

Son discours de renoncement à l’élection présidentielle sonnait comme un requiem pour une France qui, sans lui, serait irrémédiablement foutue.

Surtout, Alain Juppé n’a pas pu s’empêcher d’attaquer les autres candidats à l’Élysée, qui – à ses yeux – n’ont définitivement pas ses qualités.

Pire, celui-ci s’est permis de réserver ses attaques les plus dures au candidat de son propre camp, en un mot, de « tirer sur l’ambulance » Fillon.

Pour finir, Alain Juppé a fait savoir quelques jours plus tard qu’il avait donné son parrainage… à François Fillon.

Un homme d’État se comporte-t-il ainsi ? NON.

La droite des pieds-nickelés

Si Les Républicains avaient sorti le candidat Fillon dès les révélations du Canard Enchaîné, il leur aurait été facile d’invoquer une question de morale. Le parti était alors sain et sauf. Et la victoire à portée de main.

Mais Les Républicains ont tergiversé et ont attendu plus d’un mois pour tenter de pousser Fillon vers la sortie. Tout le monde a bien compris qu’ils étaient alors uniquement mus par la peur de perdre la présidentielle. Au final, le parti s’est suicidé dans une épouvantable cacophonie.

La « droite Trocadéro »

Difficile de dire si le terme « droite Trocadéro » restera dans le vocabulaire politique.

En attendant, ce raccourci désigne au mieux une droite « radicalisée » dans la bouche d’Alain Juppé, au pire un ramassis de cathos intégristes de la part de ceux qui n’y étaient pas… au Trocadéro.

En vérité, celles et ceux qui y étaient, le 5 mars 2017, ne souhaitaient simplement pas se faire voler le résultat sans équivoque de la primaire de la droite et du centre.

Ainsi, se mobiliser pour faire respecter un vote démocratique, serait devenu le propre d’un peuple radicalisé et intégriste !

Le putsch des girouettes

Voici trois semaines, les élus Les Républicains expliquaient aux Français, et en particulier à leurs électeurs, qu’il n’y avait pas de plan B.

Depuis quatre jours, les mêmes veulent nous imposer de force Alain Juppé en multipliant les défections et les déclarations sur Twitter en 140 caractères.

Sans discussions et sans débat démocratique.
Si ce n’est pas un putsch, cela y ressemble.

Les carabistouilles des Juppéistes

Alain Juppé est le candidat légitime, car il est arrivé second de la primaire, nous expliquent les déserteurs de la campagne Fillon. La bonne blague.

Le sondage Elabe pour BFM TV réalisé le jour du premier tour de la primaire montrait que sur les 4,27 millions de votants, il y avait 15% de « sympathisants de gauche » et 14% de personnes affirmant n’avoir « aucune préférence partisane » (mon œil) !

Si par charité chrétienne on ne compte que les 15% de « sympathisants de gauche » dont les suffrages se sont porté sur Alain Juppé pour « éliminer » Nicolas Sarkozy, cela représente 640.500 voix.

Sans ces électeurs de gauche, le candidat Juppé serait arrivé troisième de l’élection avec 580.000 voix, derrière Nicolas Sarkozy (882.000).

Quand on est aussi peu populaire dans l’électorat de la droite et du centre, on n’a aucune légitimité à le représenter à l’élection présidentielle.

 

C’est trop tard

Si Les Républicains avaient perçu les dégâts irrémédiables causés par les sommes jetées à la figure des Français, ils auraient « débranché » Fillon dès les premières révélations du Canard enchaîné.

Mais, Les Républicains comme Fillon n’ont pas compris.
Maintenant, c’est trop tard. L’élection est perdue.

Les aveux de Pénélope

Ce n’est pas le Canard Enchaîné qui affirme que Pénélope ne travaillait pas comme attaché parlementaire ni la meute des médias comme le dénonce François Fillon, mais Pénélope elle-même !

C’est elle qui a au fil des années et des interviews a toujours déclaré qu’elle n’avait jamais participé de près ou de loin aux activités politiques de son mari.

François Fillon devrait écouter sa femme au lieu d’attaquer les médias, la justice, l’Élysée, la gauche…

Fillon, nouveau Shadok

Contacté par Le Canard enchaîné pour vérifier les informations sur les « activités » de Pénélope, le candidat n’a rien trouvé de plus intelligent que d’ignorer superbement la tempête qu’il allait se prendre en pleine face.

Le jour où les premières révélations sont sorties, le candidat n’a rien trouvé de mieux que de parler de « mysoginie » à propos des emplois présumés fictifs de sa femme.

Quelques jours plus tard, son intervention au journal de 20h00 de TF1 n’a pas dissipé le trouble, bien au contraire : un festival d’inexactitudes et un grand flou sur le « travail supposé » de sa femme.

Depuis, le candidat pédale dans le vide comme les Shadoks pompaient, pompaient…

Une candidature illégitime

Le candidat dit tirer sa légitimité de la primaire de droite et du centre remportée le 27 novembre 2016.

Si les électeurs avaient su qui était le vrai François Fillon, auraient-ils voté pour lui et l’auraient-ils désigné candidat de la droite et du centre à la présidentielle ? Sans doute que non.

Georges Fenech a raison : la primaire est caduque.